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La mutualisation des dons : un principe permanent

Depuis toujours Médecins du Monde a pour principe de ne pas affecter les dons et de mutualiser sur l’ensemble de ses missions les fonds reçus.

Par conséquent, si les dons reçus sont supérieurs aux engagements pris, ils seront réaffectés en fonction des autres programmes.



© Crédit Sandra Rude/MdM

Lahcène ABIB, photographe MdM à Haïti – Jeudi 4 février

Hôpital général de Port au prince

Les cliniques sont implantées ponctuellement dans des lieux où les habitants se sont rassemblé sur des terrains vagues, sur des stades de foot spontanément par peur de retourner dans leurs habitations.
Visite dans une clinique mobile à Cité Saint-Georges dans la périphérie de Port-Au-Prince.  Situé dans une clairière entourée de bois et d’habitations sur un terrain pentu, les médecins préparent leurs matériels pour les premiers patients qui font la queue. Quelques poubelles finissent de se consumer sous les rayons du soleil qui percent le feuillage.

La deuxième clinique mobile se situe à Carrefour feuille. L’ambiance est animée, les personnes expliquent leur pathologie, reçoivent un ticket et font la queue pour aller voir un médecin qui leur pratiquera un soin ou leur donnera des médicaments. Sur un des chemins qui mène au lieu, une maison de trois étages a vacillé sur le côté de la rue, à tout moment elle pourrait tomber comme un château de carte

Les personnes avoisinantes viennent en consultation pour se faire refaire des pansements et divers problèmes médicaux pas toujours liés au séisme. Les jeunes enfants sont présent avec leur mères.

Aujourd’hui il y a eu 35 personnes prises en charges à l’hôpital Général.

©Lahcène Abib

Philippe, journaliste MdM à Haïti – Mercredi 27 Janvier

Installation complète des centres de Bernard Meuse, Delmas, Cité George, Carrefour Feuille, Sans Fil et Canapé Vert.

Le programme de la journée a consisté précisément à activer ces derniers centres de santé fixes, finaliser les liens avec le staff haïtien (infirmières, médecins, sages -femmes , enregistreurs), et approvisionner les sites en médicaments.

Aussitôt, les responsables des six camps de déplacés ont été avertis  que le centre situé au coeur de leur zone était désormais ouvert et que la population pouvait aller s’y faire soigner.

Delmas est un terrain situé dans un espace tenu par des religieux, 7000 personnes déplacées, deux médecins et quatre infirmières ont été recrutés.

A Cité George, désormais opérationnel, ce sont 120 consultations qui ont été effectuées dans l’après-midi.

A ce jour, les six cliniques mobiles sont fonctionnelles mais pour autant pas opérationnelles à 100%. L’idée est d’atteindre une moyenne de 150 consultations/jour. L’optimisation du modèle Médecins du Monde nécessite quelques jours pour que les personnes se calent entre elles. De fait, la présence d’un « expat médical » est nécessaire les premiers jours, par la suite elle deviendra épisodique.

Philippe, journaliste MdM à Haïti – Mardi 26 Janvier

L’équipe médicale bien qu’opérationnelle sur certains sites, continue ses enquêtes dont l’objectif est d’identifier des sites pertinents. Une règle d’or chez Médecins du Monde, absorber un maximum d’activités dans les limites de la capacité structurelle de sa mission. Les critères de choix sont le nombre de bénéficiaires potentiels , la nature des besoins, l’absence d’organisation médicale compétente.

Une équipe mobile a procédé à plus de deux cents consultations dans les quartiers pauvres de Canapé Vert et de Bernard Meuse. Ce sont pour l’essentiel des pathologies chroniques, psychosomatiques, très peu de plaies depuis quelques jours.

Demeure cette constante dans l’esprit des MdM présent à Port-au-Prince, répondre convenablement et correctement aux objectifs fixés, et surtout à l’attente des personnes affectées.

Journal du Docteur Olivier Bernard – Mardi 26 Janvier 2010

Ce matin, comme prévu je quitte Port-au-Prince, retour pour la France. Ce séjour même rapide m’a permis de réaliser l’étendue des pertes humaines et matériel, les besoins en cours et commencer à me faire une idée de ce qu’il convient de mettre en œuvre dans les semaines à venir. Plus que tout cela, il était important pour moi en tant que président de MDM d’être au coté de nos équipes, en premier lieu tous nos collaborateurs haïtiens qui depuis de nombreuses années mettent en ouvre au jour le jour sur le terrain les programmes, ceux la même qui à l’instar de beaucoup d’haïtiens ont perdu des membres de leur famille et beaucoup de leurs biens. Read more…

Philippe, journaliste MdM à Haïti Lundi 25 Janvier

Les équipes mobiles de Médecins du Monde poursuivent leur travail de repérage et d’organisation des futurs sites. Six sites ont été retenus, principalement pour le nombre conséquent de bénéficiaires potentiels auxquels ils s’adressent. Mais il tient compte aussi de l’absence totale d’intervenants humanitaires dans cette zone.

Plus bas dans le centre ville, au sein de l’Hôpital Général, l’équipe chirurgicale de Médecins du Monde, continue d’oeuvrer depuis les premières heures qui ont suivi le séisme. Michel, chirurgien MdM « On voit encore des choses très aiguës, c’est l’évolution des premières pathologies au niveau des cicatrices, de la fonctionnalité des amputations, des délabrements tissulaires. Il y a un nombre important de fractures du bassin chez des femmes jeunes, et dont il va falloir prévoir un soutien en matière de rééducation, leur avenir obstétrical est engagé, il y a un  risque de dystocie (bassin trop étroit qui ne laisse plus passer les bébés) ».

Plus loin, c’est  Jacques, l’anesthésiste qui insiste sur le fait qu’une psychose des amputations s’installe de plus en plus dans la population. « Tout est détruit, tout rappelle la notion de destruction, les bâtiments effondrés, les corps cassés, les membres amputés ».

Journal du Docteur Olivier Bernard – Lundi 25 Janvier 2010

Ce matin, je trouve enfin le temps, de rejoindre nos équipes à Petit Goâve. Présente depuis plusieurs mois sur cette ville et dans les montagnes avoisinantes les membres de MDM ont affronté le tremblement de terre avec beaucoup de calme. Près de 25 000 habitants dans cette commune située sur la cote à 2 heures de route de Port-au-prince. Pour s’y rendre je découvre d’autres aspects de cette ville détruite que je n’avais pas encore vus. Des rues entières jonchées de détritus, au loin dans la rade de nombreux bateaux militaires, je distingue la silhouette si caractéristique d’un porte avion, mais aussi un navire civil à quai qui semble ravitailler en pétrole des citernes avoisinantes.

© crédit Sandra Rude/MdM

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Philippe, journaliste MdM à Haïti – Dimanche 24 Janvier

Alors que les équipes mobiles sillonnent la ville depuis plusieurs jours,  Médecins du Monde se concentre sur l’idée d’intervenir à Port-au-Prince en des lieux touchés par le séisme et où personne n’est  encore  intervenu. En l’occurrence, sur les hauteurs de la ville. Les endroits ont été identifiés et sélectionnés. Y seront installés des centres de santé très prochainement. Pour cela, une préparation organisationnelle s’impose. En terme de ressources humaines, d’agencement de la structure au sein du lieu choisi. La mise en place suivra aussitôt. Tous les  métiers de la mission sont sollicités : logistique, administrative, et médicale. Pour tout le monde, la journée fut dense et productive.

Journal du Docteur Olivier Bernard – Dimanche 24 Janvier 2010

Ce matin, j’accompagne notre équipe chirurgicale à l’hôpital général. Avant de débuter Jacques l’un des chirurgiens essaie de retrouver deux patients qu’il a opéré la veille. Ce suivi qui rythme classiquement la vie des services de chirurgie du monde entier, devient dans cette situation d’urgence un parcours semé d’embuches. Fautes de place, en raison aussi du nombre d’organisations humanitaires intervenant au sein de l’hôpital, les patients changent souvent de place et nos chirurgiens font preuves de beaucoup de patience et de ténacité pour retrouver « leurs patients ». Je souris en observant un médecin probablement venant des USA qui tente de dialoguer en anglais avec un patient qui semble ne pas le comprendre, il insiste en vain et je me propose de servir d’intermédiaire en demandant à un jeune homme de traduire du français vers le créole. Ca y est le contact est établi, mais il faut passer de l’anglais au français, puis du français au créole. Il est probable que ces intermédiaires faussent quelque peu la qualité de cet échange. Read more…

Journal du Docteur Olivier Bernard – Samedi 23 Janvier 2010

Ca y est les cliniques mobiles commencent à bien fonctionner. Tous les jours, deux équipes composées d’un médecin, d’un infirmier et d’un stock de médicaments se rendent directement auprès des personnes pour la plupart sans abris regroupées dans des camps de fortune. Toujours des pansements, des points de suture qu’il faut enlever, des corps meurtris qu’il faut examiner et essayer d’apaiser. Mais aussi remettre en route les suivis et traitement des patients avec des maladies chroniques et en premier lieu l’hypertension actuelle qui semble s’être aggravée dans ce contexte de stress majeur. Read more…